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Plan Deventer

C’est autour de la collégiale que va se développer, à partir du 11e siècle une agglomération. Le plan du géographe Jacques de Deventer, qui date du milieu du 16e siècle, est le plus ancien dont on dispose pour Soignies.  Malgré sa datation, il donne encore une image claire de la ville médiévale, avec son intra-muros bien délimité par l’enceinte et ses faubourgs se développant, comme c’est l’habitude, aux abords de chacune des portes de la cité.

La construction de l’enceinte a été décidée en 1365. En effet, la mise à sac, un an plus tôt, de la ville par les troupes flamandes du comte Louis de Maele, à titre de représailles contre le comte de Hainaut, décide le chapitre à la doter de fortifications.

Dans un premier temps, il ne s’agit sans doute que d’imposantes levées de terre doublées de fossés. Elles sont interrompues par quatre portes : à l’est (oriens) la porte de Braine, passage obligé dans le haut de la ville en provenance ou en direction de Bruxelles ; au sud (meridies), la porte de Mons, accès le plus important sur le trajet de Mons à Bruxelles, situé dans le bas de la ville ; à l’ouest (occidens), la porte de Neufvilles ou du Moulin ; au nord (septentris), la porte d’Enghien ou du Noeufbourg (actuellement rue Léon Hachez). Dessinant un cercle autour de la collégiale, l’enceinte englobe un tronçon de la Senne, aujourd’hui voûtée, qui est doublée par le Vivier de la Poterie.

Au 15e siècle, l’enceinte se renforce progressivement. En 1406, craignant des incursions de Liégeois en conflit avec le duc de Bourgogne, les Sonégiens édifient une palissade sur le périmètre des terrés, ponctuant celle-ci de guérites en bois sous toit de chaume. Sous la pression de nouvelles menaces, les travaux se poursuivent à partir de 1420-21 pendant plusieurs décennies : l’ancienne protection fait place peu à peu à des murailles en moellons de calcaire et de grès ainsi qu’à des tours en maçonnerie couvertes de toitures coniques en ardoises.

Progressivement démolis durant la 2e moitié du 17e siècle, les remparts ne laissent aujourd’hui que quelques vestiges, bien qu’ils demeurent bien présents dans le paysage pour un observateur attentif. Les principaux fragments se situent au Rempart du Vieux Cimetière, le long de la  Place du Jeu de Balle et dans la partie haute de la rue Neuve.

 

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Textes de Caroline et Jacques Deveseleer • Photos Guy Focant login