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Ses reliques

 


Les restes sacrés de saint Vincent ont manifestement toujours reposé à Soignies, comme l’indiquent plusieurs récits hagiographiques. Il y a peu, une analyse par le carbone 14 des ossements contenus dans la grande châsse a d’ailleurs confirmé qu’ils dataient bien du 7e siècle.

Au début du 11e siècle, les chanoines déploient des efforts décisifs pour promouvoir le culte du saint : la rédaction d’une Vita et l’édification d’une vaste église, conçue avant tout comme le réceptacle des reliques du saint.  En effet, le chœur comporte dès l’origine une travée orientale destinée à focaliser le culte des reliques. Très récemment, la découverte de l’existence d’une ancienne crypte semi enterrée à cet endroit confirme que cette disposition de tradition préromane caractérisait cette église de pèlerinage aux 11e et 12e siècle.

Le milieu du 13e siècle est un autre moment fort dans l’évolution du culte des reliques. C’est en 1250 qu’aurait eu lieu la séparation du corps et du chef (tête) afin que ce dernier soit déplacé dans un reliquaire plus précieux, offert à la collégiale, selon la tradition, par la comtesse de Hainaut, Marguerite de Constantinople. Un peu plus tôt, une nouvelle grande châsse orfévrée est confectionnée, encore connue par une gravure, et un élégant monument gothique en pierre de Tournai est élevé pour présenter de manière magnifiée les reliquaires.

Celui-ci disparaîtra à la fin du 17e siècle lors du réaménagement du chœur liturgique à l’époque baroque, pour faire place à un gigantesque maître-autel intégrant une armoire aux reliques. Les châsses sont présentées depuis lors dans une chapelle octogonale adossée contre le mur de tête du choeur.

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Textes de Caroline et Jacques Deveseleer • Photos Guy Focant login